Original vietnamien  Traduit par Lao Dong AI
M. Nguyen Van Doan - Les travailleurs travaillant dans Bac Thang Long Industrial Park (Hanoi) - Granny a chaque montant vivant pour eviter la maladie. Photo: Nguyen Linh
M. Nguyen Van Doan - Les travailleurs travaillant dans Bac Thang Long Industrial Park (Hanoi) - Granny a chaque montant vivant pour eviter la maladie. Photo: Nguyen Linh

Temps chauds les ouvriers attendent avec impatience la facture d'electricite

NGUYỄN LINH - THANH HẰNG (báo lao động) 09/07/2025 10:25 (GMT+7)

Hanoï - Au milieu des jours ensoleilles comme des flammes dans les chambres louees en tole chaudes et brûlantes les climatiseurs ne servent qu'a 'faire la scene'. Chaque fois qu'il allume le ventilateur les ouvriers doivent hesiter.

Le salaire ne supporte pas l'electricite

Au debut du mois de juillet la temperature exterieure a Hanoï atteignait parfois 40 degres Celsius la vapeur chaude s'infiltrant dans chaque rangee de logements exigus de la zone industrielle de Bac Thang Long transformant les chambres deja etouffantes en veritables 'fours a gaz'.

Dans la chambre louee d'environ 15m2 le couple Nguyen Van Doan (originaire de Lao Cai) ne pouvait que compter sur le vieux ventilateur qui tournait de maniere indifferente essayant de dissiper la chaleur. Le climatiseur pour eux est toujours un luxe auquel ils n'osent pas penser.

Mon mari et moi n'utilisons qu'un ventilateur mais la chambre est en tole serree et extremement chaude. De nombreuses nuits il fait trop chaud il n'arrive pas a dormir il se debat jusqu'au matin le lendemain il est fatigue' a confie M. Doan en essuyant continuellement les gouttes de sueur qui coulent sur son front.

Il calcule qu'avec un maigre revenu il doit encore depenser avec soin chaque mois pour payer le loyer la nourriture l'essence la voiture et en envoyer un peu a la campagne. Il est tres gourmand et a la fin du mois il n'en reste que 3 a 4 millions de VND pour se premunir contre la maladie de son enfant ou s'il a un emploi imprevu.

Normalement chaque mois ma famille paie environ 350 000 VND d'electricite. Depuis que nous avons appris l'augmentation du prix de l'electricite mon mari et moi sommes tres inquiets' a declare M. Doan d'une voix pleine d'inquietude.

Day tro cua cong nhan tai khu cong nghiep Bac Thang Long (Ha Noi) da co phan xuong cap. Anh: Nguyen Linh
La chaîne de logements des ouvriers dans la zone industrielle de Bac Thang Long (Hanoï) s'est quelque peu degradee. Photo : Nguyen Linh

S'il y a la climatisation il n'ose pas non plus allumer

A quelques kilometres de la dans quelques chambres louees Mme Hoang Thi Duong (originaire de Tuyen Quang) a achete un climatiseur des le debut de l'ete. Mais cela s'accompagne egalement d'une autre inquietude. Le climatiseur n'est presque que pour la scene en silence dans le coin de la piece.

Oui mais aussi non. Je n'ose pas allumer quand il fait trop chaud je ne peux pas le supporter mais quand je l'allume je n'ose que laisser monter a 27-28 degres C puis allumer un ventilateur supplementaire pour economiser de l'energie' a soupire Mme Duong en pointant le climatiseur.

Travaillant comme ouvriere depuis quelques annees son revenu n'est que de 6 millions de VND/mois s'il n'y a pas d'augmentation de salaire. Apres avoir deduit de son loyer pres d'un million de VND les frais d'electricite d'eau et de nourriture a Ha Thanh coûteux elle n'a plus qu'un peu a consacrer pour l'envoyer dans sa ville natale pour aider ses parents.

Tout le monde dans le hameau de location a des plaintes concernant l'electricite maintenant. Je pense a la fin du mois quand je recevrai ma facture mais je suis nerveuse. Je prefere rester un peu au chaud plutot que de voir mon salaire augmenter. Chaque augmentation du prix de l'electricite est un fardeau a calculer' a partage Mme Duong.

L'inquietude de M. Doan et de Mme Duong est egalement l'inquietude commune de milliers d'ouvriers louant des logements dans les zones industrielles. Pour les travailleurs les factures d'electricite a la fin du mois ne sont pas seulement des chiffres c'est un jugement pour les prochains repas les depenses a reduire et pour l'inquietude qui ne s'apaise jamais d'une vie plus prospere dans les zones urbaines.

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