Augmenter la valeur économique, créer une dynamique pour la transition verte
Le projet de loi modifiant et complétant un certain nombre d'articles de la loi sur la protection de l'environnement devrait ouvrir la voie à une transformation forte de l'agriculture vers un modèle de développement vert.
Le projet de loi modifiant et complétant un certain nombre d'articles de la loi sur la protection de l'environnement est en cours d'élaboration dans un contexte où le Vietnam encourage la transition verte, l'économie circulaire et l'objectif de zéro émission nette créeront un nouvel avantage concurrentiel pour les produits agricoles vietnamiens.
Pendant de nombreuses années, l'avantage des produits agricoles vietnamiens reposait principalement sur la production et les faibles coûts de production. Mais la concurrence sur le marché mondial évolue très rapidement. Alors que les pays accordent de plus en plus d'importance au développement durable, le "vert" n'est plus un critère d'encouragement mais devient progressivement une condition pour que les marchandises entrent sur le marché.
Un lot de produits agricoles exportés maintenant, outre le design, la qualité ou les résidus chimiques, les acheteurs s'intéressent également à savoir si le processus de production a des émissions faibles ou non, si les ressources utilisées sont efficaces ou non, si les déchets sont réutilisés ou non.
En d'autres termes, la protection de l'environnement est maintenant devenue un élément dur de la valeur des produits d'exportation.
C'est aussi la raison pour laquelle de nombreux pays investissent massivement dans l'agriculture verte. Non seulement ils protègent l'environnement, mais ils préparent également des avantages pour leurs produits dans la concurrence mondiale.
Le Vietnam ne peut pas non plus rester en dehors de cette tendance. Et la modification de la loi sur la protection de l'environnement vise à créer un cadre permettant à l'agriculture de passer plus rapidement à un modèle de production à faibles émissions, utilisant efficacement les ressources et répondant aux normes vertes du marché international.
Mais la simple modification de la loi ne suffit pas.
Ce dont les agriculteurs ont besoin, ce ne sont pas de slogans sur la transition verte, mais de politiques qui les aident à se transformer à un coût raisonnable et à voir l'efficacité économique.
Les entreprises doivent disposer de mécanismes pour investir dans les technologies propres, la transformation profonde et le développement de chaînes de valeur vertes. Les coopératives doivent être soutenues pour organiser la production selon de nouvelles normes.
Les localités doivent prendre l'initiative de connecter la production au marché au lieu de se contenter de la propagande. Si ces maillons ne sont pas connectés, la transition verte deviendra très facilement une exigence administrative plutôt qu'une force motrice du développement.
La réalité montre que les agriculteurs vietnamiens n'ont pas peur du changement. De la culture du riz à faibles émissions dans le delta du Mékong à de nombreux modèles d'agriculture biologique et d'agriculture circulaire dans les localités, tout prouve que les producteurs sont prêts à appliquer de nouvelles techniques lorsqu'elles aident à réduire les coûts, à améliorer la qualité et à vendre à un meilleur prix.
Dans un contexte où le monde établit de plus en plus de "barrières vertes" pour les marchandises importées, la modification de la loi sur la protection de l'environnement est une étape préparatoire, créant une motivation pour que les produits agricoles vietnamiens s'adaptent au nouveau jeu.
Si la transition est lente, nous pourrions perdre l'avantage même sur les marchés qui sont des atouts.
Inversement, si le Vietnam profite bien de cette opportunité, il réduira non seulement les émissions ou protégera les ressources, mais augmentera également la valeur de chaque grain de riz, fruit, grain de café ou crevette sur le marché international.
Augmenter la valeur économique, c'est le plus grand moteur de la transition verte.
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