La liberté d'expression n'est pas un "permis de voyage" pour légaliser les actes d'incitation
La liberté d'expression n'est pas une "carte de voyage" pour légaliser les actes de diffamation d'autrui, de fabrication d'informations ou d'incitation à l'opinion publique.
L'article 25 de la Constitution de 2013 stipule clairement: "Les citoyens ont le droit à la liberté d'expression, à la liberté de la presse, à l'accès à l'information...". Il affirme également: "L'exercice de ces droits est régi par la loi". Il s'agit d'une base constitutionnelle importante, qui garantit à la fois la liberté d'expression et place ce droit dans le cadre de la loi.
La liberté d'expression est l'un des droits fondamentaux des citoyens, reconnus par la Constitution et protégés par la loi. Cependant, dans le contexte du développement rapide des réseaux sociaux, la frontière entre la liberté d'expression et l'abus de ce droit pour déformer, calomnier, manipuler l'opinion publique ou insulter les autres devient une question qui doit être examinée de manière complète et lucide.
Le journaliste de Lao Dong s'est entretenu avec le député Phạm Văn Hòa - membre de la commission juridique et judiciaire de l'Assemblée nationale - sur ce sujet.
Monsieur, ces derniers temps, il y a eu de nombreux cas d'abus du nom de la lutte pour la justice, de la critique sociale pour diriger l'opinion publique de manière intentionnelle, voire calomnier et insulter les autres. Certains estiment que la liberté d'expression ne peut pas être un prétexte pour manipuler l'opinion publique, ni remplacer les conclusions des agences fonctionnelles. Comment voyez-vous cette question?
- Tout d'abord, je pense qu'il faut protéger les droits et intérêts légitimes et légaux du peuple, tout en créant des conditions permettant au peuple d'exercer le droit à la liberté d'expression. Il s'agit d'un droit constitutionnel, mais aussi d'un fondement pour promouvoir la démocratie, encourager la critique sociale et renforcer la supervision du peuple. Cependant, l'exercice de la liberté d'expression doit être conforme aux dispositions de la loi.
La liberté d'expression est de dire la vérité, de dire la vérité, de ne pas critiquer, de ne pas critiquer, de ne pas ridiculiser, de ne pas dire la vérité fausse. Dire la vérité, c'est promouvoir la liberté d'expression.
Je ne suis pas d'accord avec l'exploitation de la liberté d'expression pour attirer, inciter, avancer des arguments sans fondement afin de réfuter, d'attaquer les autres. La liberté d'expression n'est pas un "porte-document" pour légaliser les actes de calomnie, d'invention ou d'incitation à l'opinion publique.
Inversement, si les citoyens découvrent le problème et reflètent la vérité, sans broder, sans ajouter ni supprimer, en disant la vraie nature de l'affaire, il est nécessaire de créer des conditions pour qu'ils puissent exprimer leurs opinions. Les agences doivent également écouter et recevoir les opinions légitimes des citoyens.
La loi a également stipulé très clairement que l'interdiction est de dire des mensonges, de déformer, de calomnier, d'insulter l'honneur et la dignité d'autrui. Ces actes doivent être traités conformément aux dispositions de la loi.
Ainsi, selon vous, faut-il faire une distinction très claire entre le droit à la liberté d'expression et l'acte d'abuser de ce droit pour inciter ou calomnier, inventer?
- C'est vrai.
Les cas d'abus du droit à la liberté d'expression pour déformer, calomnier, dire des mensonges, manipuler l'opinion publique doivent être détectés et traités jusqu'au bout, même si le sujet est à l'étranger et qu'il existe suffisamment de preuves et de conditions pour être traité conformément à la réglementation.
Actuellement, les réseaux sociaux ont une connexion et une diffusion très larges. Il faut admettre qu'il y a des contenus sur les réseaux sociaux qui sont vrais, mais il y a aussi pas mal de contenus qui ne visent qu'à obtenir des "likes", des "vues", au service de l'intérêt personnel.
Par conséquent, les lecteurs, les spectateurs et les auditeurs doivent également savoir analyser quelles informations sont correctes et quelles informations sont fausses. Si c'est faux, il faut réfuter, refuser résolument; et si c'est vrai, il faut aussi le reconnaître.
Selon vous, outre le traitement sévère des actes d'exploitation des réseaux sociaux pour diffuser de fausses informations, quelles solutions sont nécessaires pour limiter les fausses nouvelles et les rumeurs sur le cyberespace?
- À mon avis, les agences de gestion de l'État et les agences fonctionnelles doivent fournir de manière proactive des informations complètes et rapides.
Pour les informations véridiques qui ont un impact positif sur la société, il est nécessaire d'encourager et de créer des conditions pour qu'elles se répandent. Inversement, si les informations sont fausses, elles doivent être réfutées avec force par des preuves et conformément aux dispositions de la loi.
Parallèlement, les agences fonctionnelles doivent renforcer la détection et le traitement sévère des sujets qui profitent des réseaux sociaux pour publier de fausses informations, calomnier et inventer. Actuellement, les réglementations sur les sanctions administratives dans le domaine de la cybersécurité et de la sécurité de l'information du réseau sont assez complètes. Si elles sont strictement appliquées, elles contribueront à prévenir et à prévenir les actes illégaux.
L'important est de faire une distinction claire entre le reflet correct de la vérité et les actes de déformation et d'invention.
Je pense que les réseaux sociaux sont un canal d'information important dans la société moderne. Par conséquent, les agences de gestion de l'État, les entreprises et les organisations doivent mieux faire leur travail, mieux servir les besoins de la population; et en même temps fournir de manière proactive des informations précises et opportunes pour limiter les informations erronées et les rumeurs sur le cyberespace.
Merci, député Phạm Văn Hòa!
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