Original vietnamien  Traduit par Lao Dong AI
L'inquietude d'envoyer des enfants pendant l'ete n'est pas seulement l'affaire personnelle de Mme Vy mais aussi l'inquietude de milliers d'ouvriers qui y sont confrontes. Photo : Minh Huong.
L'inquietude d'envoyer des enfants pendant l'ete n'est pas seulement l'affaire personnelle de Mme Vy mais aussi l'inquietude de milliers d'ouvriers qui y sont confrontes. Photo : Minh Huong.

De retour de l'ete les ouvriers cherchent un endroit pour envoyer leurs enfants

MINH HƯƠNG (báo lao động) 28/05/2025 10:12 (GMT+7)

A la fin du mois de mai lorsque le bruit des veaux a commence a resonner c'est aussi le moment pour les ouvriers de trouver un endroit pour envoyer leurs enfants.

Pour Mme Nguyen Thi Vy - ouvriere travaillant dans la zone industrielle de Thang Long (Hanoï) cette inquietude ne reside pas seulement dans le choix d'une classe de soutien scolaire pour ses enfants mais aussi dans la façon d'avoir quelqu'un pour s'occuper des enfants en toute securite alors que les parents doivent encore travailler dur pour gagner leur vie.

Mme Vy originaire de Nghe An vit avec son mari et ses deux jeunes enfants dans une chambre louee d'une superficie de moins de 20 m2 dans le village de Bau commune de Kim Chung district de Dong Anh.

Sa fille aînee a 8 ans cette annee vient de terminer la 2e annee ; la petite fille n'a que 4 ans et est en maternelle. Ces jours-ci elle est morose et mal a l'aise car il ne reste que quelques jours avant que ses enfants n'entrent dans les vacances d'ete. Mais le plan d'envoyer leurs enfants n'est toujours pas etabli.

L'annee derniere c'etait tres dur. Mon mari et moi devons nous reposer a tour de role cuisiner et s'occuper des enfants. Mon mari conduisait une voiture technologique certains jours il allait travailler la nuit a 6 heures du matin il devait rentrer a temps pour que je puisse me preparer a aller travailler le soir. Les jours ou je ne pouvais pas me deplacer je devais laisser les deux sœurs s'occuper l'une de l'autre. J'etais assise sur le comptoir avec le cœur brûlant' se souvient Mme

La solution temporaire de l'annee derniere etait d'accueillir sa grand-mere de la campagne pour s'occuper de son petit-fils. Mais cette annee elle est faible et les deplacements sont difficiles elle n'a pas le cœur de la deranger davantage.

Ses grands-parents paternels a la campagne ont tous plus de 70 ans et sont en mauvaise sante elle n'est pas rassuree d'envoyer ses enfants a l'etranger pendant une longue periode. Les plans familiers se ferment progressivement.

Elle avait pense a envoyer ses jeunes enfants dans un groupe d'enfants prive ouvert pendant l'ete pres de sa residence. Mais apres enquete les frais de scolarite ont atteint plus de 2 millions de VND/mois soit pres d'un demi-mois de son salaire (hors allocations et heures supplementaires). Plus important encore les informations publiees dans la presse sur la maltraitance infantile dans les centres de garde d'enfants spontanes l'inquietent.

Je ne peux pas parier sur la securite de mon enfant juste pour aller travailler. Chaque fois que je lis des nouvelles dans les journaux sur des enfants victimes de violence j'ai frissonne' - a-t-elle declare.

A ce moment-la M. Hung - le mari de sa femme - conduisait toujours regulierement une voiture technologique du petit matin au soir tard. Recemment le prix de l'essence a augmente et ses revenus ont diminue.

Sa famille depense genereusement la chambre qu'elle loue coûte 1 2 million de VND par mois. Les frais de nourriture et d'ecole pour ses deux enfants plus l'electricite l'eau et les medicaments font depenser presque tout ce que le couple gagne chaque mois.

De nombreux collegues de Mme Vy ont choisi la solution d'envoyer leurs enfants a la campagne tout l'ete certaines personnes ont hardiment demande un conge sans salaire pendant quelques semaines pour s'occuper de leurs enfants. Mais les problemes financiers n'ont pas permis a Mme Vy de demander un conge.

Un jour sans travailler c'est perdre quelques centaines de milliers de dongs sans compter l'impact sur la productivite et l'exclusion professionnelle' a declare Mme Vy.

L'ouvriere a partage que son mari et elle avaient envisage de travailler encore quelques annees puis de retourner a la campagne. 'Dans la campagne il y a la maison laissee par ses parents on peut ouvrir de petits magasins ou elever et cultiver pour gagner sa vie au quotidien. En ville vivre comme ça ne peut pas etre une issue stable' a-t-elle soupire.

L'inquietude d'envoyer ses enfants pendant l'ete n'est pas seulement une affaire personnelle pour Mme Vy. Des milliers d'ouvriers sont confrontes a un probleme difficile : comment assurer a la fois la securite de leurs enfants et maintenir leur emploi pour gagner leur vie.

Dans un contexte ou il n'y a pas beaucoup de creches ou de centres de loisirs d'ete pour les enfants des ouvriers chaque ete est une fois de plus un tournant stressant pour les travailleurs loin de chez eux.

J'espere seulement qu'il y aura un endroit sûr avec des coûts raisonnables pour que nos enfants puissent jouer et etudier pendant l'ete ; pour que nous puissions travailler en toute tranquillite sans avoir a nous soucier de rentrer chez nous pendant une demi-journee pour verifier si nos enfants sont en securite' - a confie Mme Vy.

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